A propos de nous

 

« Le but de l’association est, à travers une démarche d’information, d’expérimentation, d’évaluation, de formation, de recherche et de développement de créer et d’animer un lieu ressource concernant les pratiques écologiques (habitat, énergie, eau, alimentation, santé, transport, solidarité, économie) »Article 2 des statuts.

 

L’association TerreHabitat17 est partie du constat suivant : face à l’évolution du coût des énergies et aux dégradations environnementales, un nombre croissant de personnes et de collectivités recherchent des réponses pragmatiques à leurs questionnements et besoins. Ces réponses existent, mais il est difficile de s’y retrouver tant elles sont multiples et dispersées. Il est donc nécessaire de les regrouper et de « donner à voir » des réalisations afin de faciliter les prises de décision. 

 

Fondée en 2008, l'association est basée dans l’Ecohameau de la clairière à Ecoyeux. Son conseil d’administration est actuellement composé de 9 membres. Les adhérents sont soit sympathisants/usagers, soit actifs participant aux différents groupes d'action à hauteur de leur motivation.

 

Son lieu ressource s'appelle "La Pépinière".

 


 Depuis 2008, nous organisons des ateliers et des interventions en Vals de Saintonge et Saintonge Romane.

 Cliquez sur les photos et voyez la légende !

 


Bilan moral 2017-18

L’association TerreHabitat17, à travers l’écohameau de la Clairière, est un laboratoire. Un laboratoire en ce sens qu’il interroge les us et coutumes des uns et des autres, qu’il introduit l’interrogation et facilite l’évolution des opinions et comportements.

Par exemple, qu’est-ce qu’un environnement propre ? Est-ce une pelouse bien tondue, un champ sans ‘‘mauvaises herbes’’, des bordures de routes bien rases ? La réflexion d’un de nos visiteurs m’a interpellé  :  « Ici, au moins, c’est propre ! » sous-entendu : c’est bien tondu conformément au schéma que nous avons intégré de ce qu’est un environnement socialement acceptable à ce jour.

Je dois dire que moi-même, je n’avais pas suffisamment interrogé cette notion du ‘‘propre’’ du point de vue de la biodiversité. C’est Eric, un écohabitant qui m’a ouvert les yeux sur ce que Nicolas Hulot appelle « la mort silencieuse de la biodiversité ». Sylvain Tesson, à travers un article paru dans Libération intitulé ‘‘Le pesticide, ce cousin du cavalier mongol’’ a renforcé cette prise de conscience et déclenché l’urgence du changement autre que climatique. Il écrit : « les déjeuners sur l’herbe des années 1980 ; les guêpes lançaient leurs raids sur les tartines, les colonnes de fourmis, leurs assauts dans les coupelles. C’était presque impossible de se coucher dans l’herbe. Trente ans plus tard, Forêt de Fontainebleau, par un matin d’hiver 2008 : ambiance à la Ray Bradbury après l’hiver nucléaire. Pas un vrombissement, pas un bruissement ! Sur l’allée, un bousier agonise, une mouche traverse l’air, seule la forêt ressemble à un sépulcre ».

Gérard Luquet est un lépidoptériste inquiet. A force de passer sa vie la barbe enfoncée dans les herbes, ce professeur d’histoire naturelle a remarqué que la vie s’effondrait dans les espaces naturels franciliens. Il y a longtemps que les larves du hanneton ne labourent plus les camps de la Beauce.

Le biologiste, Edward O. Wilson, prédit la disparition de 30 à 40 % des espèces d’ici à 2050. On s’inquiète pour le loup et la baleine, mais qui s’inquiète de la partie immergée de l’iceberg ? Saisit-on que ce qui se voit se nourrit de ce qui ne se voit pas ? Ni les sols, ni les fleurs ne survivraient à la disparition des insectes. Pas même les hommes ! L’alerte est là. Tout le vivant est relié en interaction.

L’écologie ne prétend rien d’autre que de préserver ces inter-agissements, ces corrélations, ces interrelations entre les êtres vivants. Nous appartenons à la chaîne du vivant, nous n’en sommes qu’un élément. Rompre la chaîne, c’est nous condamner nous-même.

Presque quotidiennement dans les médias des scientifiques, des personnalités nous alertent sur le processus de destruction en cours, mais nous vivons en état de somnambulisme. Nous écoutons, mais nous n’entendons pas ! L’information nous traverse sans que nous prenions vraiment la mesure de ce qui se passe. Lorsque nous l’entendons vraiment nous sommes pris d’une sorte de vertige et la nécessité de modifier nos comportements s’impose.

Le rôle de nos associations, de notre association est non seulement de favoriser la prise de conscience du processus, mais encore d’inventer, reproduire, d’expérimenter, diffuser des actions de sauvegarde de la biodiversité. Il nous faut agir sans dogmatisme, ni fanatisme, chacun de nous à sa place : citoyens, élus, pour inverser le processus.

Alors, oui, favorisons le vivant silencieux ! Limitons les coupes, laissons pousser les herbes, habitats de tout un monde, laissons vivre les fleurs sauvages, les insectes, les oiseaux…C’est ce que TerreHabitat17 s’efforcera de faire au mieux aujourd’hui et demain.

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Bilan moral du président AG 2018
Bilan moral 2017-18.pdf
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